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Secteur Nucléaire : le futur du projet ITER ?

15 mai 2021

Les investisseurs du secteur privé se lancent dans le secteur de la technologie de fusion, quelle sera la suite ?

Secteur Nucléaire : le futur du projet ITER ?

Il s’agit du chantier de tous les records avec 22 milliards de dollars investis, 35 pays participants, une structure acier de 5200 tonnes qui devra conserver les particules chauffées à quelques 150 millions de degrés, donc dix fois la température du soleil. Cette source d’énergie rêvée par la planète sera inépuisable, sans pollution, ni émissions de dioxyde de carbone (CO2) ou de déchets comme préciser par le gouvernement français. Cependant comment de temps cela durera-t-il ?

 

L’agenda officiel du projet ITER table sur une date de maîtrise du plasma en combustion pour 2040, ce qui permettra de reproduire les réactions en chaines proche du soleil. Monsieur Bigot qui est le directeur général du projet, à expliquer durant un événement organisé par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) que l’épidémie du Covid entrainera un retard sur le délai initial. Les acteurs privés du secteur pourraient atteindre leurs objectifs plus rapidement grâce à des levées de fonds importantes et des décisions technologiques différentes comme la start up américaine TAE Technologies. Un investissement de 880 millions de dollars de la part de ses investisseurs avec pour objectif de commercialiser un réacteur d’ici la fin de la décennie. De même le Massachusetts Institute of Technology (MIT) travaille sur un projet de réacteur publi-privé : SPARC.

 

Selon l’AIEA il y aurait 9 installations privées en cours de construction qui profitent des avancées technologiques atteintes grâce au projet ITER tout en explorant des nouvelles idées comme les supraconducteurs à haute température qui selon Jérôme Bucalossi « directeur de l’institut de recherche sur la fusion par confinement magnétique du CEA » permettront de réduire le coût et la taille du réacteur.

 

La rentabilité : une certitude ?

 

Il y’aurait une autre hypothèse de recherche pour la production d’un plasma très chaud sans dégagements de neutrons (il est nécessaire de construire une enceinte de protection épaisse de 1 mètre) qui permettrait de diminuer la taille des installations et le coût du projet. Néanmoins selon Jérôme Bucalossi, la taille importante des installations ITER est en phase avec les contraintes de la physique pour atteindre 150 millions de degrés dans le cœur du réacteur. Ce qui peut poser des questions concernant un réacteur de plus petite taille.

 

Monsieur Tim Luse qui occupe les fonctions de « Chief Scientist » au sein du projet ITER souligne le fait que les promesses de ces startups sont très optimistes notamment sur l’obtention d’une licence concernant la réalisation d’un nouveau type de réacteur en quatre ans. Il a expliqué durant son discours à la conférence organisée par l’AIEA que les entreprises qui annoncent pouvoir construire un réacteur en 10 ans sont questionnables notamment sur le fait que la chaleur doit être maintenue et évacuer.

 

Selon Jérôme Bucalossi, le projet ITER possède un avantage : l’amplification. La puissance en entrée de 50 MW permettra de produire 500 MW. L’objectif de la machine reste expérimental : prouver que cette technologie fonctionne. Malgré cela ITER pourra évoluer dans le temps grâce aux 3 systèmes différents pour chauffer le plasma même si un seul sera nécessaire dans le futur.

 

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